Le 8 mai 2026, la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a annulé une décision parlementaire précédente qui avait rejeté un rapport incriminant le président Cyril Ramaphosa dans le cadre du scandale de Phala Phala. Cette décision ouvre la voie à une possible procédure de destitution. (apnews.com)
Le scandale de Phala Phala a éclaté en 2022, lorsqu’il a été révélé qu’une somme de 580 000 dollars en espèces avait été dérobée de la ferme de gibier Phala Phala, propriété du président Ramaphosa. Cette somme avait été dissimulée dans un canapé, soulevant des questions sur la provenance des fonds et leur déclaration conformément aux réglementations sur les devises étrangères. (apnews.com)
En août 2023, la Banque de réserve d’Afrique du Sud a conclu que la ferme Ntaba Nyoni, propriétaire de Phala Phala, n’était pas « légitimement autorisée » à recevoir les 580 000 dollars d’un homme d’affaires soudanais pour la vente de 20 buffles. Cependant, comme la transaction n’a pas été finalisée, il n’y avait pas d’obligation légale de déclarer la devise étrangère. (news24.com)
En juin 2023, la médiatrice de la République, Kholeka Gcaleka, a exonéré le président Ramaphosa de toute faute dans cette affaire, estimant qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêts ou de violation du code de déontologie. Toutefois, elle a critiqué la gestion de l’enquête par la police, soulignant des manquements dans l’ouverture d’un dossier de plainte. (mg.co.za)
Malgré ces conclusions, l’opposition politique a continué de critiquer le président, l’accusant de dissimulation et de mauvaise gestion. La décision de la Cour constitutionnelle du 8 mai 2026 pourrait relancer les procédures de destitution, en renvoyant le rapport incriminant devant un comité d’impeachment pour une enquête approfondie. (apnews.com)
Highlights:
- South Africa’s top court revives Ramaphosa cash scandal, paving way for possible impeachment, publié le Friday, May 08





